Paysage suisse des hautes écoles: loi sur laide aux hautes écoles et la coordination (LAHE) doit être réexaminée en profondeurZurich, le 23 septembre 2009
La réforme du paysage suisse des hautes écoles est un sujet dimportance primordiale pour lindustrie chimique et pharmaceutique, si fortement impliquée dans la recherche. Dans ce domaine, les principales requêtes de notre industrie sont la promotion de lexcellence dans les domaines de la formation et de la recherche, à la faveur dune concurrence mondiale entre hautes écoles autonomes, dun régime de sélection et de promotion des meilleurs, enfin dun système de financement de lensemble des hautes écoles axé sur les prestations (voir le document de synthèse de SGCI du 19.6.2009: «Programme d'action Innovation pour une Suisse performante»). Depuis 2004, SGCI Chemie Pharma Schweiz soutient ces requêtes avec détermination, en collaboration avec economiesuisse. Mais en dépit des nombreux efforts déployés conjointement ces dernières années par nos deux organisations, le projet de loi fédérale sur laide aux hautes écoles et la coordination dans le domaine suisse des hautes écoles (LAHE) qui a été publié en juin 2009 par le Conseil fédéral nest pas totalement satisfaisant.
Le projet contient des règles de procédure détaillées sur la manière dont les nouveaux organes de politique universitaire, nettement simplifiés par rapport à aujourdhui, devront prendre des décisions à lavenir. Avec un peu de bonne volonté de la part de tous les intéressés, les requêtes de lindustrie chimique et pharmaceutique pourraient être satisfaites dans le cadre de ce nouveau dispositif réglementaire. Mais compte tenu de lintense marchandage auquel il semble donner lieu et des stratégies de préservation de lacquis déployées par de nombreux milieux intéressés, on peut en douter. Il est à craindre, au contraire, quun certain nombre des dispositions proposées puissent même produire leffet contraire. Le projet doit dès lors être retravaillé sur des points importants. Lindustrie chimique et pharmaceutique juge nécessaire dapporter les retouches suivantes au projet du Conseil fédéral:
- Les contributions fédérales aux hautes écoles cantonales ne doivent pas, comme prévu dans le projet, être figées dans la loi. Sans quoi les coupes budgétaires se répercuteront forcément en totalité sur les domaines des EPF ainsi que du FNR et de la CTI.
- Le financement des hautes écoles sur un modèle de référence de coûts doit seffectuer davantage en fonction des prestations et ne doit pas, selon le projet de loi, comporter dincitation à une extension quantitative nombre détudiants - et à une baisse de niveau.
- Lautonomie du domaine des EPF doit être assurée intégralement. Les revendications et disputes de politique régionale ne sauraient servir de ligne directrice pour déterminer les futures orientations scientifiques du domaine des EPF. Il faut à la rigueur exclure le domaine des EPF du champ dapplication de la LAHE; la coordination des autres hautes écoles devrait ainsi sinspirer des décisions des EPF en matière de voies de formation.
- 4. Dans les processus de décision, le dialogue avec léconomie doit être renforcé.
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